CONTRAT

1. FORMATION 

Le conseiller comportementaliste acquiert une formation en éthologie et psychologie humaine et animale nécessaire à son exercice professionnel, en tient compte dans l'accomplissement de sa mission, entretient et perfectionne ses connaissances. Chaque conseiller comportementaliste est garant de ses qualifications particulières et définit ses limites propres, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu'il sait ne pas avoir les compétences requises. Le conseiller comportementaliste est conscient de la limite de ses compétences orientées tant vers l’animal que l’homme et s’interdit de prolonger toute intervention en ce sens. 

2. SECTEURS D ACTIVITE 

Le conseiller comportementaliste peut exercer différentes fonctions à titre libéral, salarié ou d'agent public. Ces missions peuvent s'exercer dans divers secteurs professionnels Le fait pour un conseiller comportementaliste d'être lié dans son exercice professionnel par un contrat ou un statut à toute entreprise privée ou tout organisme public, ne modifie pas ses devoirs professionnels, et en particulier ses obligations concernant le secret professionnel et l'indépendance du choix de ses méthodes et de ses décisions. 

3. RESPONSABILITÉ

Outre les responsabilités définies par la loi commune, le conseiller comportementaliste a une responsabilité professionnelle. Dans le cadre de ses compétences professionnelles, le conseiller comportementaliste décide du choix et de l'application des méthodes et techniques qu'il conçoit et met en oeuvre. Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels. Avant toute intervention, le conseiller comportementaliste s'assure du consentement de ceux qui le consultent ou participent à une évaluation, une recherche ou une expertise. Il les informe des modalités, des objectifs et des limites de son intervention. 

4. ÉTHIQUE 

L'exercice de l’activité de conseiller comportementaliste implique de la part du médiateur impartialité et neutralité vis-à-vis des personnes. Le conseiller comportementaliste s'interdit : 

a. D’instaurer des méthodes ou des règles violentes au sujet des biens, des personnes ou des animaux pouvant aller à l’encontre de leur intégrité psychologique, mentale et physique.

b. De créer des liens de dépendance dans un but mercantile ou autre, il ne doit pas se servir de la relation avec le client pour en retirer un avantage, une gratification ou un gain personnel. 

c. Le comportementaliste s'interdit de rédiger une ordonnance médicale sauf s'il dispose des compétences spécifiques. 

d. D’intervenir auprès des familles en difficultés relationnelles avec leur animal lorsque celui-ci n’est pas en bonne santé. 

e. De ne pas respecter le droit que possède tout futur propriétaire, propriétaire ou détenteur d'animaux de choisir librement son vétérinaire, son éducateur canin, son élevage ou un confrère. 

5. CONFIDENTIALITÉ ET SECRET PROFESSIONNEL

Le conseiller comportementaliste doit respecter et préserver la confidentialité des entretiens et de tout document produit dans le cadre des consultations. Le conseiller comportementaliste préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues, il ne peut partager des informations avec un autre praticien sans l’accord du client. 

6. DROITS ET DEVOIRS DES CLIENTS 

Le conseiller comportementaliste attire l’attention du Client sur son rôle et sa responsabilité dans la dynamique du changement souhaité. Au début de la consultation, le conseiller comportementaliste expose à ses clients les objectifs, les modalités, les limites et le processus de la médiation. Il souligne la nécessité de la coopération active et constante de l’environnement. Il les informe de la spécificité de son intervention par rapport aux autres professionnels, en particulier des vétérinaires et des éducateurs canins, et convient avec les clients du coût éventuel des entretiens et des modalités de règlement. En aucun cas, ce coût ne peut être lié au résultat. Le client reste libre et entièrement responsable d’effectuer tout ou partie des changements préconisés en toute conscience des risques encourus. Cas des animaux pouvant présenter un danger potentiel pour la cellule familiale ou pour l’être humain: l’évaluation de la dangerosité d’un animal reste subjective. Le conseiller comportementaliste s’engage à prévenir son client des dispositions à tenir dans le cadre d’une relation à un tel animal. D’autre part, dans le cadre d’une demande d’euthanasie, d’abandon ou de toute autre forme d’initiative de ce type, le conseiller comportementaliste se limite à exposer les différentes solutions possibles sans jamais suggérer l’une ou l’autre ni agir pour le compte de ses clients. La responsabilité du conseiller comportementaliste ne peut en aucun cas être engagée au regard d’une décision prise par le propriétaire de l’animal à l’intention de ce dernier, quelle qu’elle soit. 

7. RESULTATS 

Le conseiller comportementaliste est soumis à une obligation de moyens adaptés, en termes de conseils, à la situation présente. Le conseiller comportementaliste ne peut être tenu pour responsable des attitudes et comportements des personnes composant l’environnement de l’animal en sa présence ou en dehors de celle-ci.